Schwitters, un Dada nommé Merz (2 & fin)

Publié le par Elsa Tevel, sculpteur

Dans la ligne des dadaïstes, Kurt Schwitters récupère des vestiges de la vie quotidienne, qu'on pourrait qualifier de déchets, pour construire des assemblages à finalité esthétique. Contre toute attente, là où on pourrait redouter l'image déprimante des détritus de l'humanité, on voit surgir une harmonie subtile et une joyeuse dérision.
Kurt Schwitters nous le dit : "Je ne voyais pas au nom de quoi on n'aurait pas pu utiliser des vieux billets de tramway, des bouts de bois nettoyés, des tickets de vestiaire, des barres de fer ou des morceaux de roue, des boutons, tout le vieux bric-à-brac des greniers ou des décharges comme matériel pour un tableau, au même titre que les couleurs fabriquées en usine*".

20 Schwitters 42 sans titreGalerie Natalie Seroussi Paris
1942 : Sans titre, Galerie Natalie Seroussi, Paris.

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1943 : Merzbild, Fondation Kurt & Ernst Schwitters, Hanovre.

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1943 : Merzbild rosa-gelb, Fondation Kurt & Ernst Schwitters, Hanovre.

23 Schwitters 43 Sans titre Gelbe Drei Fondat K & E Schwitt
1943 : Sans titre (Gelbe Drei), Fondation Kurt & Ernst Schwitters, Hanovre.

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1943-45 : Merzbild à la boîte et au ruban, Marlborough International Fine Art.

* Citation extraite du catalogue Kurt Schwitters édité par le Centre Pompidou.

Publié dans Kurt Schwitters

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