Edouard Manet, le Réel Inventé (6)

Publié le par Elsa Tevel, sculpteur


Victorine Meurent

Victorine pose selon les indications précises du maître : la chanteuse de rue plie délicatement le bras pour manger les cerises de la main droite, la gauche tenant l'instrument de musique.

De la main droite, la jeune fille en rose hume un bouquet de violettes, tandis que de la gauche elle maintient le cordon d'un monocle. L'analyste du Metropolitan y voit une allégorie des sens : l'ouïe (le perroquet), le goût (le fruit), le toucher (les doigts tenant le bouquet), l'odorat (les fleurs) et la vue (le monocle). Possible, mais pas prouvé.

4 Manet 1862 La chanteuse de rue Musée BA Boston
1862 : La Chanteuse de Rue, Museum of Fine Arts, Boston, Massachusetts.

4 Manet 1866 Jeune Femme en 1866 Metropolitan NY
1866 : Jeune Femme en 1866, Metropolitan Museum, New York.

Publié dans Edouard Manet

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