Street Art, la Bombe Ironique (3)

Publié le par Elsa Tevel, sculpteur

Blu voit rouge

L'affaire a fait grand bruit à Bologne quelques jours avant l'ouverture de l'expo "Street Art" en mars : en protestation de ce qu'il considère comme un pillage, le street artiste bolognais Blu entreprend de masquer ses oeuvres des murs de sa ville. Vingt ans de travail gommé pour affirmer que non, les arts de la rue ne vont pas au musée.

"No alla street art privatizzata" martèle-t-il en barbouillant les murs de peinture grise. L'art de la rue est-il compatible avec le système culturel? Voilà la question. A grand renfort de moyens techniques, la ville de Bologne a répondu oui en démontant, sans son autorisation, une gigantesque oeuvre de Blu pour la réinstaller dans le palais Pepoli. Blu estime que sorti du contexte urbain qui le voue à une possible destruction, le street art n'est plus. 

Pillage ou préservation, légitimation ou détournement, à vous de juger. Pour notre part, sans trancher, nous n'avons pas boudé notre plaisir à l'expo de Bologne. 
 

Blu recouvrant de gris une de ses oeuvres sur les murs de Bologne (photo Iguana Press).

Blu recouvrant de gris une de ses oeuvres sur les murs de Bologne (photo Iguana Press).

Une des oeuvres polémiques installée dans le Palazzo Pepoli.

Une des oeuvres polémiques installée dans le Palazzo Pepoli.

Blu malgré lui sur les murs du musée.

Blu malgré lui sur les murs du musée.

D'accord ou pas, reconnaissons la magie du lieu (à gauche, un volet graffé par Blu)

D'accord ou pas, reconnaissons la magie du lieu (à gauche, un volet graffé par Blu)

Blu, Sans Titre, collection privée.

Blu, Sans Titre, collection privée.

Dado and Rusty, autres street artistes bolognais importés au musée.

Dado and Rusty, autres street artistes bolognais importés au musée.

Au palazzo Pepoli, une collaboration Blu & Ericailcane : Porta Scorrevole, 210X368, collection privéeAu palazzo Pepoli, une collaboration Blu & Ericailcane : Porta Scorrevole, 210X368, collection privée

Au palazzo Pepoli, une collaboration Blu & Ericailcane : Porta Scorrevole, 210X368, collection privée

Blu : Test (Loop 1), deux panneaux démontés selon la technique appliquée aux fresques, et remontés au Palazzo Pepoli, chacun 200X176 (Association Italian Graffiti, Restauration Laboratorio Camillo Tarozzi)Blu : Test (Loop 1), deux panneaux démontés selon la technique appliquée aux fresques, et remontés au Palazzo Pepoli, chacun 200X176 (Association Italian Graffiti, Restauration Laboratorio Camillo Tarozzi)

Blu : Test (Loop 1), deux panneaux démontés selon la technique appliquée aux fresques, et remontés au Palazzo Pepoli, chacun 200X176 (Association Italian Graffiti, Restauration Laboratorio Camillo Tarozzi)

Il faudra désormais voyager ailleurs dans le monde pour voir les immenses graffitis de Blu.

Il faudra désormais voyager ailleurs dans le monde pour voir les immenses graffitis de Blu.

Blu, une certaine conception de la ville.

Blu, une certaine conception de la ville.

Le monde de Blu.

Le monde de Blu.

Un appel.

Un appel.

L'insatiabilité de l'homme.

L'insatiabilité de l'homme.

Une allégorie.

Une allégorie.

Publié dans Street Art

Commenter cet article