Vincent, Emile, Paul et les autres

Publié le par Elsa Tevel, sculpteur

1888 à Pont-Aven, dans le Finistère. La petite commune bretonne fourmille de peintres de tous bords. Des barbouilleurs, mais aussi des pointures qui feront école, comme Emile Bernard et Paul Gauguin.

1888 à Arles, en Provence. Vincent Van Gogh est dans sa période la plus féconde. Pendant l’époque arlésienne, qui durera 444 jours, il produit près de 200 tableaux et autant de lettres.

1888, entre Arles et Pont-Aven. On s’écrit, on échange des idées sur l’art, on s’envoie des cadeaux sous forme de toiles dédicacées. Emile signe un autoportrait dédié « à son copain Vincent », avec en exergue un portrait de Paul. Paul réalise une réplique où il lance un regard sombre devant le profil d’Emile. Vincent revisite une scène bretonne d’Emile, et Paul croque Vincent en train de peindre Les Tournesols.

Une émulation fertile dont nous cueillons toujours les fruits.

Emile Bernard (1868-1941): Autoportrait avec portrait de Gauguin, 1888. Musée Van Gogh, Amsterdam.

Emile Bernard (1868-1941): Autoportrait avec portrait de Gauguin, 1888. Musée Van Gogh, Amsterdam.

Paul Gauguin (1848-1903): Autoportrait avec portrait d'Emile Bernard, 1888. Musée Van Gogh, Amsterdam.

Paul Gauguin (1848-1903): Autoportrait avec portrait d'Emile Bernard, 1888. Musée Van Gogh, Amsterdam.

Publié dans Petites Histoires

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